14 juin, c’est encore le printemps à la balade du Markstein-Steinlebach

Profitant du beau temps estival, une 3e balade supplémentaire a été proposée ce mardi après-midi au Markstein pour découvrir les trésors botaniques souvent cachés de la grande station de ski haut-rhinoise. 20 membres se retrouvent sur le grand parking à l’intersection triangulaire des routes du col (1183m). Dès la traversée de la Grenouillère (nom donné à la piste de ski pour débutants), cerfeuils et arnicas réjouissent l’œil, et déjà apparaissent les premiers orchis tachetés (c’est la feuille qui est parsemée de taches). Puis nous passons au chalet du Nansen, avec les explications de Jean Paul Marx, membre historique du SCVosgien Mulhouse qui a construit ce refuge vers 1925. A la traversée des pistes de ski, nous nous remémorons les 2 Coupes du Monde de slalom qui ont eu lieu ici en 1983 et 1987 sur le stade de slalom créé pour l'occasion.

Sur la piste fédérale, première curiosité floristique avec les petits maïanthèmes tout blancs. Sur la piste Charton, c’est un orchis miel et des platanthères qui font l’attraction. A la traversée de la combe du Steinlebachrunz, orchis de mai, orchis moucheron, linaigrettes, grassettes (plante carnivore) et saxifrage étoilée font la joie des photographes. Un peu plus loin, sur la piste du Steinlebach, c’est à nouveau une foison de fleurs, avec les lychnis et les antennaires (pieds de chat) qui s’ajoutent à la collection. Sur le chemin vers le Steinlebach, que les anciens appellent le chemin des instituteurs, les vielles souches de sapins séculaires nous interpellent. A partir de la ferme Steinlebach, la remontée sur le macadam, qui réverbère la chaleur, nous fait arriver au col du Steinlebach. Dans le haut de la combe du Steinlebach, Jean nous apprend que c’est ici le lieu de comptage qui voit passer un maximum d’oiseaux migrateurs. Encore une petite montée dans les prés fleuris et nous apercevons à l’arrière la chaine du Rotenbachkopf-Kastelberg et à l’avant le magnifique panorama de la vallée de la Thur, du Rossberg au Drumont. Par l’ancien chemin du Treh, nous revenons au Marktein non sans faire un détour à l’emplacement de l’ancien rocher-borne qui a donné son nom au Markstein, jadis délimitation des territoires des abbayes de Murbach et Remiremont.

Voilà une belle après-midi, pleine de découvertes de fleurs et de flânerie dans la nature d’altitude encore printanière.                                         ad

JEUDI 02 JUIN 2022

GRAND HUIT à STORCKENSOHN

On se retrouve à 13 sur le parking de la maison des associations du village de Storkensohn d’où nous rejoignons par un chemin carrossable l’aire de stationnement au bout du vallon (724m).
C’est ici, face à la Tête des Perches (1222m), que s’amorce la grimpette vers le Gazon Vert par les Cascades.
Le sentier s’élève d’abord doucement à travers les prés fleuris puis par la forêt jusqu’au pied des Cascades d’où ne s’écoule en ce moment qu’un mince filet d’eau. S’ensuit la raide montée en lacets vers le haut des chutes d’où nous profitons d’une vue plongeante sur Storckensohn en reprenant notre souffle. Encore un effort et nous voilà sur les chaumes du Gazon Vert où nous rejoignons l’ancienne ferme-abri joliment située près d’une fontaine.
Notre progression se poursuit par les bois vers le nouveau gite-refuge du Gazon Vert reconnaissable de loin à son toit rouge et qui a bonne presse depuis que deux jeunes cousines en ont repris l’exploitation. D’ailleurs, en joyeux épicurien, Francis ne manque pas de nous y réserver une table pour notre retour dans l’après-midi ! Mais pour l’instant nous voici engagés dans une nouvelle grimpe jusqu’au Col des Perches (1070m). Le ciel bleu du matin a cédé la place aux nuages et un petit vent frais nous surprend dans le col.
La suite de l’itinéraire nous emmène à la Haute Bers par un sentier balcon d’où l’on profite d’un beau point de vue sur les eaux vertes du lac en contrebas.
Après une halte près de la petite cabane (1127m) de la Haute Bers commence la descente vers le barrage du lac des Perches par le Rocher des Corbeaux. Le sentier rocailleux par endroits nécessite de la prudence et le sens de l’équilibre.
Enfin arrivés au lac, la pause casse-croûte est bien méritée. Nous observons les pêcheurs qui tentent sans succès d’attraper des perches avec leur canne !
La balade se poursuit avec la dure remontée au Col des Perches où la pluie nous rattrape. Et puis ça continue jusqu’au Rouge Gazon (1089m) avant d’emprunter la descente directissime jusqu’au Gazon Vert puis le sentier déjà emprunté ce matin qui conduit à l’auberge où nous attendent au choix une bonne tarte aux myrtilles ou un fromage blanc au kirch.
Après cette pause conviviale il nous reste à rejoindre le sentier des cascades que nous remontons à nouveau, en partie, jusqu’au pré du Gazon Vert et c’est là qu’on entame enfin la dernière descente par le Schagrikopf en direction des voitures.
Ce fut une belle randonnée sportive en huit dans un cadre sauvage avec environ 700m de dénivelé positif cumulé sur une distance d’une dizaine de kilomètres.

Merci aux guides

JB

31 mai, balade supplémentaire aux fraxinelles de Westhalten

Une deuxième balade supplémentaire a rassemblé à nouveau 13 participants à la recherche des fraxinelles du Strangenberg. Au départ de Rouffach, nous admirons son église au clocher octogonal et aux deux tours carrées, et nous nous rappelons que dans ce vénérable lieu de culte les femmes ont l’honneur de s’asseoir sur les bancs de droite (et non de gauche comme habituellement), et ce pour un fait héroïque au Moyen Age : elles ont réussi à délivrer une jeune fille kidnappée par le prince du château voisin de l’Isenbourg, alors que les hommes avaient renoncé. Nous admirons aussi l’ancien hôtel de ville style Renaissance rhénane de cette capitale du haut mundat qu’a été Rouffach, puis la statue de Saint Jean Népomucène rappelle la mort tragique de cet abbé précipité à Prague dans la Moldau pour avoir gardé le secret de

L’ASCENSION AU HAUT DE FELSACH

Vers les hauteurs en ce jour particulier de l’Ascension dans les pas de nos guides Jocelyne et Jean-Paul.

Rendez-vous est donné sur le parking de l'église de Kruth (490m) au fond de la vallée de Saint-Amarin. Nous sommes 12 VTM à nous élancer sous un ciel nuageux et dans la fraîcheur digne d’un lendemain de Sainte Sophie nous entamons la montée vers le Col d’Oderen en longeant le ruisseau Saint-Nicolas. La pente est raide qui nous mène aux cascades dans un cadre sauvage et forestier. Le débit n’est pas très important mais cela n’enlève rien à la beauté du site. Plus loin nous voilà devant la chapelle Saint-Nicolas reconstruite en 1954 après la destruction de l’ancien édifice suite à des travaux d’élargissement de la route vers le Col.

La suite du parcours, assez sportive, nous oblige à enjamber ou contourner du mieux qu’on peut de nombreux arbres tombés lors des derniers coups de vent. 

Arrivés enfin au col d’Oderen (884m) il est 11h30 et une pause s’impose car il fait soif !

Nous voici à cheval entre la vallée de la Thur et celle de la Moselotte. 

Avant de prendre la direction de la Chaume de Vintergès nous jetons un coup d’œil à la stèle érigée en mémoire de la 3ème Division d’Infanterie Algérienne qui a repris ce lieu aux Allemands le 1er décembre 1944.

Encore un effort et voilà l’abri forestier du Vintergès (1086m), situé entre la Tête du Chat Sauvage et le Haut de Felsach. On dévore notre casse-croûte !

Reposés, nous grimpons le sentier en lacets vers le point culminant de notre balade, le Haut de Felsach (1161m). La vue panoramique qui s’offre alors à nos yeux est magnifique car elle embrasse une bonne partie de la chaîne principale du Grand-Ballon au Hohneck.

Il ne nous reste plus qu’à affronter les pentes raides de la descente sur Kruth, là-bas tout au fond, en passant par la ferme auberge du Felsach, puis par le Frenz (nostalgie d’une autre époque).

Une très jolie balade de 15,8km, 763m de dénivelé positif en 5h30 de marche ! Qui se terminera dans la gaité devant une bonne chope ! 

Merci aux guides

JB

Randonnée jeudi 19 mai : Delle et Jura suisse

Nous sommes une douzaine à nous retrouver à Delle en face du N° 21, parking du Château. Dolorès et Christian nous ont concocté une rando originale. Nous traversons le petit centre-ville de Delle en travaux et admirons de vieilles demeures aux façades colorées, passons le poste de douane déserté pour entrer dans Boncourt (Suisse). Quittons le bitume pour poursuivre le long de la rivière Allaine. Une première halte à la hauteur d’un vieux moulin sur le site de Milandre, propriété de la famille Burrus. François Joseph Burrus, un alsacien installé qui y créa une manufacure de tabac vers 1830. Nous quittons ce vallon plat pour grimper rapidement vers la tour carrée de Milandre, site de surveillance de la vallé de l’Allaine et de la Trouée de Belfort et poursuivons toujours en sous-bois pour rejoindre une clairière avec abri, lieu de pique-nique aux normes suisses, sorte de chalet en rondins pouvant accueillir 50 personnes, une annexe barbecue couverte, un hangar à bois, un point d’eau… le ménage semble avoir été fait la veille ! Assez flané, la pause est prévue au km11, nous « traçons » une grosse heure avant de rejoindre un autre abri, plus modeste mais fonctionnel avec table et banc, le luxe. Après la pause, nous poursuivons à découvert vers la tour panoramique du Mont Renaud. Certains y grimperons au sommet… la chaleur aussi est montée et les gourdes se vident. Il nous reste un morceau de choix, le parcours des agri-sculptures et la forêt enchantée. Plus d’une vingtaine de montages, assemblages soudés de pièces métalliques « agricoles », certains très originaux. S’en suit un deuxième parcours animé de nombreuses sculptures bois représentant des personnages des BD de notre enfance, Blanche-Neige , les 7 nains, tout Astérix et l’essentiel de Tintin, souvent très resemblants, belle révision de nos BD classiques. Nous quittons cette forêt animée et redescendons sur Boncourt et la civilisation. Il fait bien chaud, les jambes se font plus lourdes et nous commençons à rêver au pot de l’arrivée. Seul bistrot ouvert, celui de la gare de Delle. Nous nous y retrouvons non sans peine, les premiers étant partis un peu rapidement. Merci à nos guides Dolorès et Christian pour ces belles découvertes. Au compteur les 18kms annoncés et les 500m de D+ qui sont bien passés sans grosse bavante. fh

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