18 janvier, balade lumineuse et vivifiante autour de Roderen-Rammersmatt

Ciel couvert et gris depuis le matin en partant de Mulhouse, voilà que vers Cernay le ciel bleu apparait. Quelle chance ! Cependant, arrivés au point de départ (le parking du terrain de foot de Roderen), le soleil est bien là mais une bise forte et mordante nous accueille. On ne peut pas tout avoir à la fois ! Alors, pas de longues explications au départ, tous les 34 nous partons  dare-dare, le nez au vent. Premier arrêt à la stèle des nombreux aviateurs français et alliés tombés pendant les 2 guerres dans le Haut Rhin. Un monument tout récent et vraiment bien fait. Vient ensuite un chapelet d’étangs gelés et bucoliquement entourés de roseaux au lieu-dit Bodenmatten, avant de pénétrer dans un arboretum naturel et intéressant. Après un passage dans le village de Roderen, où nous remarquons une grande ferme de 1848 qui comporte bizarrement plusieurs étages de greniers, la montée commence vers le plateau du Langkehr. Dans un coin de forêt abrité du vent, nous nous délectons de soleil bienfaisant et de la vue sur la plaine. Plus haut, après une glissade sur terrain boueux, passage à côté d’une croix commémorant le sacrifice des soldats libérateurs en décembre 1944. Encore un arrêt dans un angle de forêt abrité du vent, où nous pourrions voir les Alpes si l’horizon était dégagé. Puis nous empruntons le sentier botanique de Bourbach-le-Bas avec, au point culminant (515m), un cliché de carte postale vers le village de Rammersmatt blotti contre la montagne. Quelques passages glissants et nous arrivons à la grande ferme qui élève des vaches Salers. En traversant Rammersmatt, photo de groupe devant l’église trapue et l’école appelée « la Grange » car aménagée dans une ancienne grange. Au bout du village en direction de Thann, plaisante chapelle ND du Bon Secours, deux fois détruite pendant les guerres 14-18 et 39-45 et reconstruite avec des tuiles vernissées. Le retour vers Roderen se fera par un chemin inconnu des cartes topographiques mais bien praticable. Arrivés aux premières maisons de Roderen, nous contournons le village par le haut, avec une belle vue plongeante, mais aussi la bise qui revient, à nouveau bien insistante. Et nous voilà de retour au parking, à 17 h pile (quel timing) avec 8,5 km et 200m de montées parcourus. Belle et vivifiante après-midi.                  ad



11 janvier, le barrage de Kembs et l’île du Rhin

La météo grise et froide (0°) n’a pas rebuté les 28 participants qui se retrouvent au parking des écluses à Kembs. Parmi eux plusieurs nouveaux visages à qui nous souhaitons la bienvenue. Les guides Sylvie et Claude nous initient d’abord à l’historique de l’aménagement du Rhin. Après des siècles de cours tortueux et changeant à travers la plaine d’Alsace infestée de moustiques, les grands travaux du 19e siècle de l’ingénieur allemand Tulla ont effacé les méandres du fleuve pour créer un cours rectiligne qui, par l’accélération de l’eau, s’est alors enfoncé de près de 6m en 100 ans. Puis, de 1928 à 1932, c’est l’ingénieur alsacien René Koechlin (originaire de Buhl) qui a aménagé un grand barrage à Kembs. C’était l’amorce du grand canal d’Alsace et d’un chapelet de 8 barrages du Sud au Nord de l’Alsace, dans le double but de rendre le fleuve navigable et de produire de l’électricité. Après ce très intéressant préambule (merci Sylvie), visite des écluses (hautes de 14m) puis de l’usine hydroélectrique équipée de 8 turbines géantes (55 tonnes chacune) produisant en moyenne 920millions de kwh. Nous quittons ces installations monumentales, témoins de l’architecture « art déco » des années 1930, pour faire un tour sur l’île du Rhin, intégrée dans la réserve naturelle de la Petite Camargue alsacienne. Arrivés sur un promontoire au bord du Rhin, nous admirons le côté sauvage du fleuve, avec le tourbillon des eaux, les bancs de gravier et la végétation de la ripisylve. Nous remontons ensuite le cours d’eau sur l’ancien chemin de halage de Tulla pour arriver à la romantique barre d’Istein, ces fascinants rochers alignés en travers du lit qui sortent de l’eau, la font bouillonner à l’envi et empêchent la navigation. Retour en traversant la forêt rhénane, puis un coin de pelouse sèche où s’épanouissent les orchidées, pour nous retrouver de l’autre côté de l’île au bord du grand canal. Là ce sont les oiseaux d’eau qui nous attirent, et le spécialiste Jean nous fait découvrir moult sortes de canards comme les chipeaux, les colverts, les morillons, les grèbes et même des ouettes d’Egypte reconnaissables à leurs yeux pochés. Une bien agréable sortie avec de très belles découvertes. Grand merci à Sylvie et Claude !        ad

Samedi 08 janvier 2022 : « La nature en ville au bord de l’Ill »

Nous sommes à 14 au départ du parking de la patinoire pour cette matinée de découvertes.

Après une nuit venteuse et pluvieuse, c’est sous un soleil radieux que nous observons les premiers écureuils roux. Dédé nous fait remarquer l’alignement du pont chinois avec l’antenne télévision se trouvant au Rebberg. Cet alignement a été demandé par le responsable du projet M. BAUMEISTER, pont ayant cette forme pour permettre le passage des voiliers de l’école de voile de Mulhouse alors présente avant qu’elle ne déménage sur le plan d’eau de Reiningue.

Les nids d’écureuils font partie des premières découvertes.

Les oiseaux, par la présence du soleil, sont très actifs dans les arbres comme dans l’eau. Les foulques macroule font déjà la cour au sexe opposé.

Les mésanges bleues, charbonnières et à longue queue sont à la recherche de nourriture comme la sitelle torchepot. Les poules d’eau sont nombreuses et dans leur fuite se mêlent aux colverts et foulques. Une petite touffe de duvet bien mignonne et agile ne fait que plonger ; il s’agit du grèbe castagneux.

Les traces d’écorçage des castors eurasiens sont nombreuses, signe que l’espèce est bien présente sur le site.

Nous empruntons la nouvelle passerelle des cigognes pour nous trouver devant  l’ancienne SACM (Société Alsacienne de Constructions Mécaniques) et c’est face au Cockrouri (amas de scories issues de la fonderie de la SACM) que nous retraçons cette importante page industrielle de Mulhouse.

Daniel a eu l’occasion de nous informer des avancées du projet de la Diagonale Verte, dont la demande « farfelue » d’installer un parc accrobranche. Il nous relate également  la mise en place de nichoirs pour martinets à ventre blanc, en mesure compensatoire de  la démolition de la tour des marronniers actuellement en cours.

Nous poursuivons par la nouvelle aire de jeux où une bonne quinzaine de tarins des aulnes se régalent sur lesdits arbres puis cheminons jusqu’au pont du collège de Brunstatt. Au retour, nous sommes à la recherche du carolin et harles bièvre observés la veille. C’est le mandarin qui apparaît et nous sommes émerveillés par son plumage.

Nous arrivons aux voitures à 12 heures sonnantes après avoir fait de belles observations (32 espèces) et parcouru un peu de plus de 5 kilomètres.

JG

 

3 janvier, à la découverte des richesses du Rebberg de Mulhouse

Avancée au lundi pour cause de mauvaises prévisions météo mardi, la balade dans le Rebberg de Mulhouse a réuni 27 marcheurs par un temps couvert mais doux pour la saison (12°). Au programme : les chemins méconnus du quartier bourgeois de Mulhouse. Nous n’avons pas été déçus. Bâtiments remarquables et sentiers on ne peut plus étroits et discrets ont jalonné le parcours. D’abord l’étonnant château style Renaissance de l’Ermitage, construit en 1868-70 par la famille Koechlin-Schwartz, et qui est devenu en 1922 la Pouponnière pour mère de cas sociaux et nourrissons abandonnés. Ensuite la riche demeure de la Bourdonnière érigée en 1887 par la famille Sandoz, avec sa belle allée d’accès qui est devenue la rue Elisabeth. Plus loin l’ancien hôpital militaire (1876) de style allemand affirmé de la rue de Verdun, qui est devenu plus tard lycée du bâtiment et depuis 2003 un lycée professionnel. Et encore la villa Spoerry, l’hôtel Schlumberger ou la villa anglo-normande de Glehn, cet ingénieur anglais qui est venu booster la fabrication de locomotives à la SACM. Et partout des maisons cossues comme cet immeuble avenue de la 1ère DB qui est de style suisse avec sa toiture en auvent bernois, ou cette autre grande maison de la rue des Carrières aux tuiles vernissées. Cette colline du Rebberg (= colline du vignoble), était effectivement recouverte de vignes depuis le Moyen Age jusqu’à la fin du 19e siècle, et l’économie locale en tirait un important revenu. La République de Mulhouse possédait d’ailleurs une importante corporation des vignerons. Ce n’est qu’à partir de la fin du 19e siècle, après l’arrivée de l’adduction d’eau en 1883, que les industriels et notables se sont établis sur la colline. En subsiste partiellement son découpage en chemins et sentiers, dont nous avons parcouru quelques exemples comme l’étroite rue de la Fauvette (en bordure du ban communal de Riedisheim), la rue du Sorbier (qui n’est qu’un sentier d’un mètre de large), le sentier du Donon ou la fin de la rue de Champagne. En subsiste aussi des noms de rue comme rues de Champagne, de Bourgogne, du Vignoble ou des Gardes-vignes. A l’extrémité Ouest du Rebberg vers Brunstatt, une visite au cimetière militaire des Vallons nous a rappelé les douloureux sacrifices pour la libération de l’Alsace en 1944-45. Avant de terminer, le passage devant le Jardin d’Hygiène naturelle, créé en 1901 par la Société du même nom, est le témoin du rôle réparateur de la nature qu’a joué la colline du Rebberg, qui est actuellement encore un poumon vert de la cité. Nous revenons pile 17h au parking du ZOO, tous contents de cette intéressante après-midi.     ad

Reportée du mardi au jeudi pour cause de mauvaise météo (pluie et vent fort), la balade de la trêve des confiseurs a connu un sympathique succès. 26 marcheurs se sont en effet retrouvés devant l’église de Brunstatt pour s’aérer un peu avec un circuit de 7,5km aux portes de Mulhouse, et dans une douceur exceptionnelle (15°). Partie de l’église St Georges de Brunstatt (reconstruite en 1924 suite à un incendie pendant la guerre en 1916), la troupe monte dans ce qu’on appelle le Rebberg de Brunstatt. Premier arrêt à une aire de jeu qui était jadis une carrière d’extraction de pierre de Brunstatt. Au sommet du Damberg, nous retrouvons la pleine nature et nous nous remémorons la bataille gagnée ici en 1674 par Turenne sur les Impériaux, prélude à la confrontation victorieuse plus connue de Turckheim quelques jours plus tard. Mais la vue sur la plaine et les Vosges, si belle par beau temps, est aujourd’hui bien bouchée. Plus près de nous se dressent les maisons et immeubles du tout nouveau quartier crée sur le territoire de Brunstatt le long de la nouvelle route qui dessert l’hôpital du Moenschberg par l’Ouest. Puis nous traversons de vastes prés et champs labourés. On ne se croirait pas à seulement quelques centaines de mètres de l’urbanisation. Après la traversée de la route Brunstatt-Bruebach, montée douce vers les hauts de Flaxlanden, sous un petit crachin inoffensif. Dans la descente vers Brunstatt, encore un beau panorama sur les Vosges qu’on s’imagine faute de le voir à cause de la grisaille. Au bas de la colline, traversant la route d’Altkirch, nous entrons dans le périmètre sacré de la chapelle du Burnerkritz (croix du Burn). Cette chapelle, reconstruite en 1882 à l’emplacement du village disparu de Burnen, a été un lieu de pèlerinage très fréquenté sur le chemin de Kembs à Thann (Kaerlisweg). Elle se situe aussi près d’une source abondante déjà connue des Romains, où les premiers chrétiens ont sans doute été baptisés et qui a été vouée au 8e siècle à Ste Odile, patronne des malades des yeux. Par les bords du canal du Rhône au Rhin, où ragondins et canards sauvages font le plaisir du passant, nous revenons au centre de Brunstatt. Là, nous admirons la fontaine St Georges, construite en 1872, et subventionnée par l’industriel mulhousien André Koechlin, le fondateur de la SACM en 1826. Au terminus de la balade, on se quitte avec force souhaits de bonne fête de la St Sylvestre et de bons vœux pour l’année nouvelle. Une agréable sortie de fin d'année.    ad

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