18-25 juin 2022 : séjour bien alpestre dans le Mercantour

Pour le 10e anniversaire des séjours pédestres qu'ils organisent dans le Sud de la France, Claude Siegel et Christian Rebert nous ont donné rendez-vous dans le centre de vacances de Saint Etienne de Tinée (1150m), arrière-pays de Nice dans le parc national du Mercantour. Pour changer avec les périples des années précédentes en bord de mer, la semaine était annoncée « alpine ». Et alpine elle fut. D’abord pour y accéder, la plupart des 46 participants ont passé le col de la Bonette, la plus haute route d’Europe avec ses 2802m d’altitude, qui donne le vertige aux passagers des voitures, surtout par temps d’orage comme ce fut le cas pour plusieurs d’entre nous. Ensuite pour les randonnées journalières qui n’étaient certes pas très longues, mais souvent à fort dénivelé (entre 300 et 900m de montées cumulées par jour). Tous les 46 marcheurs n’étant pas de même niveau, 2 voire 3 groupes étaient constitués chaque jour pour que chacun trouve ….son pied. En dehors des montées corsées, la météo a également été une difficulté pour les organisateurs, 4 jours sur 6 étant orageusement arrosés, quelquefois déjà dès 11h du matin. Un jour entier de pluie a même été consacré à une séance de stretching, puis à la visite de la station d’Auron et de sa chapelle, avec conférence sur les fresques du XVe siècle et l’histoire de la région.

Les 5 randonnées qui ont pu avoir lieu à peu près comme prévu nous ont apporté de magnifiques découvertes entre 2000 et 2600m d’altitude : sommets alentours les uns plus redressés que les autres, forts militaires abandonnés rappelant la guerre franco-italienne des années 1940, vallées verdoyantes avec des multitudes de fleurs comme les gentianes printanières, les orchis tachetés et les orchis de mai, les lys martagon et surtout quelques rares lys orangés en pleine floraison en cette période. Superbes les tapis de fleurs. Après 2 jours d'ascension par beau temps au col de la Braïssa et aux lacs de Vens, la plus sauvage des sorties a été celle des lacs en Italie, en passant en voitures à Isola 2000 et au col de la Lombarde (2300m). Dommage que la pluie précoce ait gâché ce jour-là la vue, mais, toutes capes dehors, l’ambiance de haute montagne a ravi la trentaine de participants à la grande boucle. A le Tête de Vinaigre aussi (2600m), la pluie a fait tourner la dernière partie sommitale au vinaigre, mais le reste était encore une fois de toute beauté et les photographes ont pu s’en donner à cœur joie. Le dernier jour une montée d’enfer avec une succession de hautes marches nous a conduits à une impressionnante cascade au-dessus d’Isola-village. Et là aussi, prévoyant la pluie, nous avons consacré l’après-midi à une visite de la ville de St Etienne de Tinée par une guide locale intarissable.

Côté hébergement, c’était également montagnard, et les sandwichs un peu mous pour les casse-croûtes de midi resteront dans les mémoires. Mais l’ambiance de groupe, la bonne humeur et le chef Claude boute-en-train ont fait merveille, et la douzaine de nouveaux venus dans le groupe se sont intégrés avec bonheur, avec pour finir une soirée dansante de feu animée par Henri Claude, l’un des participants. Bref, un séjour de plus qui restera dans nos bons souvenirs.

Un grand merci à nos guides Claude et Christian et à leurs épouses pour cette nouvelle réussite, et nous nous réjouissons déjà pour nous retrouver en 2023 début octobre pour un 11e séjour pédestre en bord de Méditerranée, sans doute du côté de La Napoule - Théoule                                                                                      ad

05 février 2022 : « Sortie nature au Klingnauer Stausee »

Escapade ornithologue au Klingnauer Stausee: un paradis pour les oiseaux en toutes saisons.

Samedi 5 février 2022, 8H:00, Christiane, Michèle, Anne, Martine, Jean - notre guide ornithologique et moi-même prenons joyeusement la route vers l’un des plus beaux aménagements de cours d’eau de la tri-région en faveur de la faune aviaire : le lac de barrage de Klingnau en Argovie, en Suisse.

A environs 120 km de Mulhouse, ce barrage se situe sur la rivière Aar, affluent de rive gauche du Rhin, long de 288km.

Dès notre arrivée, nous sommes saisis par la beauté du site, les plumeaux des roseaux dansent joyeusement dans les roselières qui bordent une paisible étendue d’eau d’un bleu pur.  Le soleil baigne ce décor de ses reflets mordorés et nous réchauffe agréablement.  Il ne fait quand même que quelques degrés…

Nous optons pour la matinée pour la remontée en amont du barrage et rencontrons très vite de nombreuses espèces d’oiseaux d’eau dont une importante population de canards chipeau, les magnifiques et très colorés canards pilets, sarcelles d’hiver et canards souchets si reconnaissables à leur bec très élargi à l’extrémité.  Nous nous amusons à observer les petites boules de plumes qui ne cessent de plonger et ressortir comme des bouchons que sont les grèbes castagneux.

Parmi les roselières nous rencontrons une aigrette garzette en pause digestive non loin du bord du chemin.  Nous sommes impressionnés par la promiscuité avec laquelle nous pouvons observer les oiseaux qui se sentent manifestement protégés sur ce site pourtant entouré d’habitations et d’un chemin de ronde couru.

Un peu plus loin nous repérons de nombreux indices de la présence de castors sur le site dont une hutte, des couloirs d’accès, des toboggans, des rognages et des abattages d’arbres.

13 :30, ça y est Jean file avec son bardage vers le lieu de la collation de « midi ».  Nous apprécions un repas en commun sorti du sac, gâteaux et petits-pains.  Un milan royal vient animer notre pause repas en nous gratifiant d’un show de voltige nous laissant admirer ses magnifiques ailes colorées.

Nous repartons de plus belle pour nos observations de l’après-midi.  C’est au tour des limicoles d’être à l’honneur dont les très graciles et élégants courlis cendrés.  La remontée vers la centrale nous donne également l’occasion de rencontrer une importante population de Tadornes Casarca dont le plumage roux se reflète magnifiquement sur le bleu du lac. Les fuligules morillons et milouins, les harles bièvre et les grèbes huppés ne sont pas en reste, nous les découvrons sur les zones plus profondes du lac qu’affectionnent ces oiseaux plongeurs.

En tout, ce n’est pas moins de 49 espèces que nous aurons le plaisir d’observer grâce à notre guide ornithologique Jean GREINER que nous remercions chaleureusement pour l’organisation impeccable de cette sortie ainsi que les nombreuses explications.

Quelques repères historiques sur la construction et l’évolution du Klingnauer Stausee en paradis pour les oiseaux et sa protection :

Jusque fin du 19e siècle, il existait entre Klingnau et Coblence l'une des plus grandes zones alluviales de Suisse.  Après 1880, l'Aar a été maîtrisée par des digues et transférée dans un canal. Le lac de retenue a été créé en 1935 pour la centrale électrique de Klingnau.

Peu après sa construction, les sédiments fins apportés par la rivière ont entraîné une transformation du bassin du lac. Des points d'eau peu profonds, des bancs de vase et une forêt alluviale sont apparus. Les oiseaux de passage ont rapidement repéré ce havre de paix offrant une nourriture et des habitats riches et variés et en firent leur quartier d'hiver ou leur lieu de repos. Aujourd'hui, les ornithologues comptent chaque année environ 220 espèces d'oiseaux.

Depuis 1991, le lac de barrage de Klingnau est une réserve d'oiseaux d'eau et de migrateurs d'importance internationale. Un décret cantonal de protection existe depuis 1988. Certaines parties du lac et les surfaces adjacentes font partie du parc de protection des zones alluviales d'Argovie.  Le lac de retenue est également l'un des sites Ramsar de Suisse, dans lesquels la Confédération s'est engagée à prendre des mesures de protection en faveur des zones humides.

Reportrice du jour, Emma SOUTTER

Séjour à Carry le rouet du 16 au 23 octobre 2021 au centre de vacances les Miléades.

50 VTM se pressent autour de Christian et Claude, les organisateurs de ce 9ème séjour. Les découvertes auront été nombreuses et variées :-quelques rares fleurs mais de nombreuses plantes piquantes à souhait-des sentiers bucoliques parsemés de rochers à gravir et de cailloux qui roulent sous la semelle-des vues époustouflantes sur la côte , ses villages disséminés dans la Pinède et les îles au loin-les odeurs entêtantes de la garrigue- les escaliers !!on ne sait si on préfère les monter (tellement il y en a) ou les descendre (n’est-ce pas M-Hélène car elle en a rêvé)- le Goéland leucophée qui rit- la traversée en bateau vers les îles du Frioul- l’Olivier en Morphose qui se développe le long de la pente sous le vent- la Grand Roue du Vieux Port et sa vue plongeante sur Marseille- l’Alysson à odeur de miel- l’escalade sur les rochers calcaires pas trop glissants-la confiance dans les semelles Vibram – l’odeur du Thym et du Romarin en fleur- Les buissons piquants du Chêne kermès- les deux chiens qui ont aboyé 52 fois à notre passage aller et  52 fois au retour- les escaliers de Simone : « Mamma mia, j’en ai marre de ces escaliers »- la surface argentée de la mer- les vagues qui viennent mourir sur  les rochers , créer de l’écume couleur de neige et qui vient s’évanouir dans la mer émeraude- Francis qui dépose un gros bloc sur un énorme cairn et Gérard qui en dépose un minuscule- les grandioses Carrières de Lumières  de Baux de Provence et les projections des tableaux colorés de Cézanne ainsi que les subtiles créations abstraites de Kandinsky- le village des Baux et ses charmantes boutiques provençales- les délicieuses baies orangées de l’Arbousier- les vues sur les paysages environnants et  Joël qui nous narre leur histoire géologique  fantastique avec  leurs X  millions d’années –nos chevaliers servants Joël et Raymond qui nous tendent la main dans les passages délicats- Dédé qui nomme la moindre plante de cette flore typique si différente de notre contrée-nos fidèles et chevronnés organisateurs Claude et Christian. Merci à eux, à leur savoir faire et leur passion. Ce fut un séjour réussi.  Christiane H.



 BRUMES ET COULEURS D’AUTOMNE SUR LES HAUTS DE LA VANCELLE

Le plafond est bas ce matin mais lorsqu’on remonte la petite route qui conduit à cette jolie petite commune nichée à 400m d’altitude le soleil commence à percer et la forêt nous apparaît dans toute sa splendeur automnale. On s’attend à tout moment à voir surgir devant nous un chevreuil où un cerf.

Nous sommes six à nous retrouver sur le parking à l’entrée de la Vancelle à quelques encablures de Châtenois dans le Bas-Rhin.

Il fait encore frisquet mais il n’y a pas un souffle de vent. Après la traversée d’une partie du village nous suivons un chemin forestier à la limite de la brume et des premiers rayons du soleil. L’ambiance est féérique et les photographes s’en donnent à cœur joie.

La balade continue ensuite par un sentier en lacets qui grimpe au rocher du Chalmont, un superbe point de vue à 700m d’altitude. Là c’est l’éblouissement : la mer de nuage s’étale devant nous dans toute sa splendeur !

La montée se poursuit toujours en forêt vers le plateau supérieur à cheval entre le Val de Villé et la Vallée de la Lièpvrette. Soudain une lucarne dans la végétation nous permet d’admirer au loin le Haut-Koenigsbourg émergeant des nuages. Vision surréaliste !

Plus tard voilà le rocher des Partisans appelés ici « Réfractaires » car il servait de cachette lors de la 2ème guerre mondiale à des fugitifs incorporés de force qui profitèrent d’une permission pour ne plus rejoindre leur unité de combat.

Encore un peu plus loin nous atteignons le rocher du Coucou, point culminant de la journée (856m).

C’est bientôt l’heure du casse-croûte et nous entamons la descente vers le col du Frankenbourg. Mais voilà que le brouillard commence à remonter ! Cela nous oblige à faire une pause « sauvage » afin de profiter encore un peu du soleil avant de rejoindre la grisaille.

Arrivés au col (648m) nous attaquons l’ultime montée du jour qui nous conduit au Schlossberg (715m) où fut construit le château médiéval du Frankenbourg dont il reste des ruines assez imposantes.

Un petit tour au mur païen tout près et nous amorçons la descente en zigzags au travers d’une belle forêt aux essences variées jusqu’au carrefour du Herischek (400m) d’où nous rejoignons très vite notre point de départ.

Et voilà encore une très chouette sortie à notre actif.

Nous avons parcouru un peu plus de 14 km avec environ 600m de dénivelé positif en 5H30 de marche effective.

                                                                                                      JB

23 janvier 2021 : « Sortie nature au plan d’eau de Plobsheim»

Nous nous retrouvons à 5 sur le parking de la Réserve Naturelle à Krafft dans le Bas-Rhin, équipés du matériel d’observation. Pour des raisons sanitaires, nous ne nous rendons pas au Taubergiesen, en Allemagne du côté de Rhinau, pour y observer le pygargue à queue blanche, également appelé aigle de mer.

Le soleil est de la partie en ce samedi matin et permet de réchauffer sinon les corps, les cœurs, par une température affichée de 3°.

Les observations sont très fructueuses, mais heureusement que nous avons les longues-vues. En effet les pêcheurs sont nombreux au bord de l’eau et sur leurs barques, ce qui fait éloigner la « gente » ailée.

Nous pouvons tout de même observer des harles piettes, oiseaux qui nichent dans le nord de la Scandinavie et jusqu’en Sibérie, au bord des cours d’eau. Comme tous les harles, ils sont carnivores, leur nourriture étant principalement composée de poissons mais également d’insectes et de larves. Ils nichent dans les arbres creux. Ils viennent passer la période hivernale sous nos latitudes.

Après le repas de midi, nous nous déplaçons vers le site des 7 écluses. Voici succinctement l’historique de ce plan d’eau : En 1970, près d’un quart du ban communal de la commune de Plobsheim fut inondé pour la mise en service du plan d’eau de Plobsheim, devenu Espace Naturel Protégé et servant à compenser les manœuvres d’écluses de la chaîne des centrales hydroélectriques situées en amont. C’est le plus grand bassin du Bas-Rhin, il s’étire sur plus de 8km entre Strasbourg et Erstein. Il est un lieu unique en Europe pour la richesse de son écosystème et pour l’hivernage des oiseaux d’eau. Le plan d’eau joue un rôle très important pour l’avifaune, 13.000 individus sont recensés en moyenne lors des comptages hivernaux, ce qui fait de ce site le plus important sur le Rhin pour le nombre d’oiseaux observés en hiver. Il héberge par ailleurs plus d’une quinzaine d’espèces rares.

Les regroupements observés ce jour sont impressionnants, près d’un millier de foulques macroules, plus de 500 fuligules morillons, quelques centaines de sarcelles d’hiver et cygnes tuberculés.

Bien d’autres hivernants sont présents tels que les canards pilets, chipeaux, nettes rousses et garrots à œil d’or ainsi que harles bièvres, grèbes castagneux et huppés et bernaches du Canada.

Au bout de notre journée, sans une goutte d’eau, nous comptabilisons une quarantaine d’espèces différentes. La pluie, comme prévu, nous accompagne sur la route du retour.

JG & MG

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